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Une nouvelle étude, publiée par Audrey Vandesrasier et moi-même dans la revue PharmActuel, permet de mieux comprendre l'effet d'une téléconsultation avec un pharmacien sur les intentions des patients.

Intitulée «Service Internet de téléconseils par des pharmaciens communautaires : une analyse préliminaire des impacts sur la quête de soins par les patients québécois», cette étude va comme suit :

Introduction

Neuf adultes canadiens sur 10 consultent Internet pour s’informer sur leur santé. Un site Internet permettant aux Québécois de plus de 13 ans de poser des questions de façon confidentielle est en ligne depuis octobre 2015. Celui-ci agit à titre de réseau social gratuit et sécurisé en mettant en relation les patients et des pharmaciens bénévoles situés à proximité du lieu de résidence du patient. Tous les patients y reçoivent une réponse en moins de 24 heures.

Objectifs

Mesurer les impacts préliminaires d’un service Internet de téléconsultation avec un pharmacien sur l’utilisation des ressources en santé par les patients.

Méthodologie

Une analyse quantitative a été réalisée. Les données ont été collectées par un sondage systématiquement envoyé par courriel aux patients (n = 116) ayant reçu une réponse par l’entremise du site Internet entre le 3 mars et le 21 avril 2017.

Résultats

54 (47 %) patients ont répondu au sondage. Le service aurait permis d’éviter des consultations à l’urgence (2 %), à la clinique sans rendez-vous (19 %), au service 811 (32 %) et avec le médecin de famille (37 %). Il a aussi permis de mettre en relation avec un pharmacien des patients qui n’auraient autrement pas appelé (91 %) ni consulté en personne (48 %) ce professionnel. Aucun patient ne s’est servi de l’outil comme alternative au 911 (urgence).

Ce que cette étude nous apprend

Il est faisable d'un point du vue du patient d'opérationnaliser un processus par lequel les patients peuvent fournir une rétroaction à un système ou au pharmacien directement pour l'en informer de ce qui s'est déroulé dans son épisode de soins après la téléconsultation. Nous avons par ailleurs été surpris par le haut niveau de participation des patients et avons été soulagés d'apprendre que les patients ne se servaient pas du service en remplacement du service d'urgence 9-1-1.

À propos de Question pour un pharmacien

Question pour un pharmacien est une organisation conforme à la PIPEDA, la PIPA, la PHIPA et l'ARPPIPS qui fournit une plateforme de télésanté aux patients et aux pharmaciens canadiens pour se connecter. Chaque jour depuis 2017, des centaines de patients utilisent ce service pour recevoir des soins. Ce service a reçu le prix de l'innovation 2017 du Collège des pharmaciens du Québec, le prix Priorité aux patients 2018, une bourse d'honneur du ministre de l'Économie et de l'Innovation du Québec en 2019 et le prix Entreprise en démarrage de l'année 2019 de l'ADRIQ.


Publication of a New Study by our Team about the impacts of tele-encounters provided by pharmacists on patients intentions.

A new study, authored by Audrey Vandesrasier and myself and published in the PharmActuel, provides a better understanding of the effect of a teleconsultation with a pharmacist on patients' intentions.

Entitled "Service Internet de téléconseils par des pharmaciens communautaires : une analyse préliminaire des impacts sur la quête de soins par les patients québécois", this study (written in French) goes as follows:

Introduction

Nine in 10 Canadian adults use the Internet to learn about their health. A website allowing Quebecers over the age of 13 to ask questions confidentially has been online since October 2015. It acts as a free and secure social network by connecting patients and volunteer pharmacists located nearby the patient's place of residence. All patients receive a response within 24 hours.

Objectives

Measure the preliminary impacts of an Internet teleconsultation service with a pharmacist on the use of health resources by patients.

Methodology

A quantitative analysis was carried out. The data was collected by a survey systematically emailed to patients (n = 116) who received a response through the website between March 3 and April 21, 2017.

Results

54 (47%) patients responded to the survey. The service would have avoided visits to the emergency room (2%), the walk-in clinic (19%), the 811 service (32%) and the family doctor (37%). It also made it possible to put in contact with a pharmacist patients who would not have otherwise called (91%) or personally consulted (48%) this professional. No patient has used the tool as an alternative to 911 (emergency).

What we learned from this study

It is feasible from a patient perspective to operationalize a process whereby patients can provide feedback to a system or to the pharmacist directly to inform them of what happened in their episode of  care after the teleconsultation. We were also surprised by the high level of patient participation and were relieved to learn that patients were not using the service in place of the 9-1-1 emergency service.